L’endométriose

Du 5 au 11 mars 2018, c’était la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose. On en parle sur Natureve.ch ? C’est parti :

Quelle est cette pathologie ?

En quelques mots: c’est une maladie inflammatoire où du tissu similaire à l’endomètre (tissu de la muqueuse utérine) se développe hors de l’utérus. Cette prolifération est stimulée par les œstrogènes.

Pourquoi y a-t-il inflammation ? Le système immunitaire réagit à la présence du tissu de l’endomètre, ce qui provoque l’inflammation.

Cette maladie, pourtant très répandue de nos jours, est encore mal connue ou reconnue, même par le corps médical.

Quels sont les symptômes/ conséquences ?

  • douleur, notamment au moment des règles, parfois en dehors de cette période
  • saignements lors des rapports sexuels
  • saignements en dehors de la période des règles
  • infertilité
  • asymptomatique

Comment pouvons-nous agir en naturopathie ?

Au quotidien

  • Alimentation hypotoxique et anti-inflammatoire (type Seignalet) : donne de très bon résultat dans les cas des maladies inflammatoires chroniques favorisez le sarrasin, le riz, le millet, etc qui sont naturellement sans gluten

    idem pour les féculents, les légumineuses, les oléagineux

    les fruits et légumes à volonté

    les oméga 3 -> petits poissons gras, huiles végétales (ex: lin)

  • Pratiquer une activité physique : améliore le psychisme (libération d’hormone telle l’endorphine) et la circulation de tous nos liquides grâce au mouvement.
  • Réduire le stress : grand responsable de l’inflammation. Prenez du temps pour vous, prenez un livre, faites du yoga, une séance de réflexologie ou un massage de temps en temps ?!

Au niveau des plantes (sans œstrogènes) :

  • On les choisira en fonction de vos besoins, vous êtes unique 🙂
  • Plantes anti-inflammatoires (curcuma, prêle, romarin, gingembre, etc.)
  • Antioxydants (thé vert, extrait de raisin, hibiscus, etc.)
  • Antispasmodiques (fenouil, achillée millefeuille, framboisier, etc.)
  • Antihémorragiques (bourse à pasteur, ciste ladanifère, etc.)

A éviter un max

  • Produits laitiers
  • Sucre : outre la dépendance et les risques de résistance à l’insuline allant même jusqu’au diabète de type 2, le sucre favorise l’inflammation par un phénomène d’acidification
  • Viande rouge, charcuterie
  • Gluten (blé, avoine, seigle, orge, …)
  • Additifs (E…)
  • Tout aliment que l’on digère mal
  • Café, alcool, cigarette
  • Soja

Besoin d’un petit résumé ?

  1. Bonnes graisses +++ Oméga 3 : cameline, chanvre, lin, noix, … et sardines, hareng, maquereau, …
  2. Limiter la consommation de viande rouge, charcuterie, produits laitiers
  3. Fruits et légumes +++ vitamines et antioxydants +++
  4. Pas d’aliments ou plantes contenant des œstrogènes (soja, sauge, …)
  5. Préférez le BIO : éviter les polluants qui ont un rôle dans le déséquilibre hormonal
  6. Attention aux plastiques alimentaires qui contiennent eux aussi des polluants pour notre système endocrinien
  7. Diminuer voir supprimer le gluten (qui est pro-inflammatoire)
  8. Éviter un max l’alcool, le café et le tabac
  9. Usage de plantes (anti-inflammatoire, antispasmodiques, …)
  10. Activité physique +++ bouger, respirer, moral ++, circulation sanguine ++
  11. Gestion du stress +++

Pour un conseil et suivi personnalisé prenez un rdv 

Sources :

L’alimentation ou la troisième médecine, Jean Seignalet

www.regimehypotoxique.com

www.lanutrition.fr

2 réflexions sur « L’endométriose »

  1. Très interessant et les conseils de nutrition également ! Malheureusement, une fois l endométriose installée, la seule solution est de passer par la chirurgie afin de « brûler » (éliminer) les cellules endométriales mais effectivement, je reste persuadée qu une hygiène de vie saine peut ralentir le processus ! Il faut aussi savoir qu il y’a différents stades d endométriose et les symptômes ne sont pas toujours les mêmes.
    Si ma compréhension est bonne, il s’agit surtout de ralentir le processus et de diminuer l inflammation !?

    1. En effet, il y a différents stades d endométriose, ce que je n’ai pas précisé.
      Les symptômes ne sont pas les mêmes selon stades et les personnes.
      Oui, les conseils nutritionnels indiqués ici sont un accompagnement aux traitements classiques (medicamenteux ou chirurgicaux) en visant en premier lieu le phénomène inflammatoire. Le but étant de diminuer cette inflammation afin de ralentir la progression de la maladie.
      Merci Justine pour ces précisions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*